
Wat Chaloem Phra Kiat
Wat Chaloem Phra Kiat
Sanctuaire royal fondé en 1849 près de Lampang, le Wat Chaloem Phra Kiat aligne stupas blancs sur des crêtes rocheuses à 815 m d'altitude.
Perché sur des crêtes de granit à 815 mètres d'altitude, le Wat Chaloem Phra Kiat domine la vallée de Lampang depuis le milieu du XIXe siècle. Ses stupas blancs accrochés à des éperons rocheux et sa vue panoramique sur la forêt de bambous en font l'un des sanctuaires les plus singuliers du nord de la Thaïlande.
Pourquoi visiter le Wat Chaloem Phra Kiat
Trois éléments distinguent ce monastère des autres temples du nord thaïlandais :
- Une implantation rare : les pagodes blanches sont juchées sur des cols rocheux, une prouesse architecturale unique en Thaïlande.
- Un panorama étendu sur la vallée de Lampang, les rizières et la forêt de bambous environnante.
- Une dimension de pèlerinage liée à une empreinte de Bouddha vénérée dans le viharn principal.
Le site combine intérêt religieux, randonnée et photographie de paysage. Comptez une demi-journée sur place pour profiter pleinement de l'ascension et des points de vue.
Histoire du temple
Une fondation royale dédiée à la reine mère
La construction du temple est ordonnée en 1849 par le roi Nangklao (Rama III), qui souhaite honorer sa mère, la reine mère Sri Sulalai, originaire de la région de Lampang. Le souverain meurt deux ans après le début du chantier. L'édifice est finalement achevé en 1858, sous le règne de Rama IV (Mongkut), quatrième roi de la dynastie Chakri. Le terrain accueillait auparavant un fort militaire appelé Pom Thapthim, dont les murailles fortifiées rappellent encore l'allure d'un château royal.
Plusieurs noms pour un même sanctuaire
Le nom officiel du temple est Wat Chaloem Phrakiat Phrachomklao Rachanuson, que l'on peut traduire par « Le Grand Temple Glorieux ». Il est aussi connu sous l'appellation Wat Phra Bat Pu Pha Daeng dans la littérature bouddhiste. Son statut de monastère de rang royal reflète son lien direct avec la dynastie régnante.
Un chantier hors norme
L'idée de bâtir des pagodes au sommet de pics rocheux revient à un moine local. À la tête d'une équipe de 40 manœuvres, il organise le transport des matériaux — bétons, pierres, briques, ferronneries — entièrement à dos d'homme, sans bête de trait. Le programme architectural, pensé pour le bicentenaire de Rama IV, demande une dizaine d'années de travaux.
Ce qu'il y a à voir
Dans l'enceinte basse
La partie inférieure du sanctuaire regroupe les bâtiments principaux :
- L'ubosot (salle d'ordination) dont l'architecture associe des éléments thaïs et chinois.
- Les deux viharns couronnés de tuiles de porcelaine.
- Le viharn principal, qui abrite une empreinte de Bouddha sur plaque de pierre, selon la tradition locale. C'est devant cette empreinte que les fidèles viennent prier.
- Un grand chedi ainsi que les logements monastiques (accès interdit).
Le sommet et la pagode blanche
Au sommet trône la pagode blanche de style Langka, accompagnée d'une stèle de Rama III orientée vers le fleuve Chao Phraya. Plusieurs petits stupas blancs ponctuent les crêtes rocheuses. Une plateforme d'observation, aménagée à côté du stupa principal, ouvre sur la vallée et les villages environnants. C'est le point de vue le plus complet du site.
Informations pratiques
Tarifs et horaires
L'accès à la partie basse du temple est généralement gratuit. La montée vers le sommet, qui passe par le périmètre du parc national de Chae Son, est payante : prévoyez un ticket pour le songthaew (transport collectif obligatoire) auquel s'ajoute un droit d'entrée au parc pour les visiteurs étrangers. Le tarif total reste modeste, de l'ordre de quelques euros. Le site est ouvert tous les jours en journée ; renseignez-vous localement pour les horaires exacts, qui varient selon la saison.
Conseils de visite
- Arrivez tôt le matin pour éviter l'affluence et profiter de la brume sur la vallée.
- Pour la photographie, attendez 9h-10h, lorsque la brume se dissipe.
- Prévoyez de bonnes chaussures de marche et de l'eau.
- Tenue couvrante recommandée (épaules et genoux) sur les sites religieux.
Quand y aller
L'ascension est conseillée pendant la saison fraîche, de novembre à février. Les températures sont supportables et le ciel généralement dégagé. La période des pluies (juin à octobre) rend les sentiers glissants, voire dangereux sur les sections en marches métalliques. Le matin reste le créneau le plus agréable, avant que la chaleur et l'humidité ne montent.
Comment s'y rendre
Le temple se situe à environ 60 km de Lampang par la route 1035, et à environ 120 km de Chiang Mai via une route secondaire de montagne. Aucun bus public ne dessert le site : un véhicule privé avec chauffeur reste la solution la plus adaptée. Une fois sur place, la première partie du site est accessible à pied depuis le parking. Pour atteindre le sommet, il faut emprunter un songthaew (camionnette aménagée) jusqu'à un parking intermédiaire, d'où part un sentier de 800 mètres : 400 mètres de montée douce, puis 400 mètres plus exigeants avec escaliers métalliques. Des bancs en bambou jalonnent le parcours pour les pauses.
Dans les environs
La région de Lampang offre plusieurs prolongements naturels à cette visite :
- Le parc national de Chae Son, réputé pour ses sources thermales et ses cascades.
- Le Wat Phra Kaeo Don Tao, autre temple historique majeur de Lampang.
- La chute de Mae Kham Pong, étape rafraîchissante pour les randonneurs.
- La ville de Lampang, avec son marché de nuit de Talad Gao et le musée de la céramique Dhanabadee.
Pour intégrer le Wat Chaloem Phra Kiat à un itinéraire plus large dans le nord du pays, consultez nos suggestions de voyage en Thaïlande.
Photos
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