Dunes et palmeraies - Mosaïque saharienne en Adrar occidental
15 jours rustique

Dunes et palmeraies - Mosaïque saharienne en Adrar occidental

Sur les traces nomades de l'Adrâr, entre ergs blonds et palmeraies secrètes du Sahara mauritanien.

20 ans d'expertise locale4.8/5 (179 avis)

Durée

15 jours

Saisons idéales

oct, nov, dec, jan, feb, mar

Style

Expéditions

Confort

rustique

Voyageurs

Couple, Solo, Entre amis

L'esprit du voyage

Les premiers pas sur les sables blonds de l'erg Warane révèlent l'ampleur de ce territoire où l'érosion a sculpté pendant des millénaires les paysages les plus contrastés du Sahara occidental. Ici, les hautes dunes viennent s'échouer contre les lames noires de grès redressées, créant un décor de cathédrales minérales où serpentent les oueds bordés de palmiers.

La caravane traverse successivement les massifs de Kider et de Roueïssat, longe les sources salées d'Aïn Sefra où se rassemblent les oiseaux migrateurs, et découvre les palmeraies cachées d'Amjenjer et Toudouchine. Dans ces refuges verdoyants, les cultivateurs sédentaires perpétuent une agriculture millénaire tandis que les nomades Ideïchili suivent les cycles ancestraux de la transhumance, leurs tentes brunes ponctuant discrètement l'immensité.

Cette région de l'Adrâr occidental conserve les traces des grandes migrations historiques, notamment celles des Ida-ou-Ali partis de Chinguetti pour fonder Tidjikja au temps médiéval. Le retour par l'oued el Abiod offre une dernière immersion dans ce Sahara généreux, où gueltas cristallines et puits ancestraux témoignent de la relation intime entre l'homme et le désert.

Les étapes de votre voyage

J1
Nouakchott
J2
Chinguetti
J3
M'Ghalig Warane
J4
Nord Kider
J7
Massif de Roueissat
J8
Erg Roueissat
J9
Amjenjer
J10
Aïn Es Safra
J11
Ait Maoualine
J12
Toudouchine
J13
Gueltas de Sbaïa
J14
Abteïli
J15
Atar

Points forts

Dunes géantes de l'erg Warane
Palmeraies secrètes d'Amjenjer
Gueltas cristallines de Sbaïa
Rencontres avec nomades Ideïchili
Plateaux gréseux de Kider
Sources d'Aïn Sefra

Itinéraire jour par jour

Nouakchott
J1

Vol international au départ de Paris pour Nouakchott

Aéroport de Paris - Nouakchott Proposition de vol indicatif : Royale Air Maroc. Nous décollons en fin de journée pour la capitale mauritanienne via Casablanca au Maroc. Une fois les formalités faites, nous vous accueillons dans le hall de l'aérogare de Nouakchott. Par un court transfert en ville, nous atteignons notre hôtel en milieu de nuit pour un repos bien mérité.
Chinguetti
J2

En route vers le plateau de l'Adrâr

Nouakchott - Atar Après avoir quitter la ville et ses faubourg, nous prenons la belle route goudronnée qui file nord-est en direction de la ville minière d'Akjoujt. La région du Trarza et la côte atlantique sont maintenant derrières nous, la végétation change et devient de plus en plus saharienne. Les grandes plaines sablonneuses de l'Inchiri nous emmène vers la ville quelque peu surréaliste d'Akjoujt. Une industrie minière y est présente et, depuis le chalcolitique, l'Homme extrait du cuivre, de l'or et autres matières. Progressivement le paysage change. Vous roulez maintenant dans la région de l'Amsaga. Au loin, à l'est, la barrière sombre de l'Adrâr commence à se dessiner. Vous passez la grande plaine alluvionnaire de Yagref et le village de Aïn Ahel Taya. La route franchit le premier ressaut de l'Adrâr. Atar - Chinguetti Transfert en véhicules 4x4 pour rejoindre l'ancienne cité de Chinguetti (2h environ de trajet). La piste pour monter sur le plateau (dhar) est, à ce jour bonne, mais elle peut être dégradée par les pluies qui surviennent en fin d'été. Si nous en avons le temps, visite de la vieille ville : bibliothèque(s), palmeraies et jardins. Si non, cette visite est remise au lendemain matin. L'ancienne cité de Chinguetti Chinguetti fut fondée par les Ida Ouali vers 1525, en amont d'Abweyr, aujourd'hui disparue, elle même créée en 1261. L'étymologie probable du toponyme shingitî serait : - puits du cheval, du soninké : si : puits + n : de + gede : cheval. Chinguetti fut le centre commercial le plus actif et la ville la plus importante du Sahara occidental. Elle fut considérée par les Mauritaniens comme la 7ème ville sainte de l'Islam avec ses 11 mosquées, ses 100 puits et son cercle de savants. En 1675, un massacre perpétré par une partie des Ida-ou-Ali entraîna l'éclatement du groupe dont les survivants fondèrent un autre ksar dans le Tagant, Tidjikja. Il ne reste aujourd'hui qu'une seule mosquée et le souvenir des périodes prospères… Les principales tribus qui composent sa population sont les Ida-ou-Ali, les Laghlal et les Oulad Gheilan. Avec leurs ruelles étroites et tortueuses, leurs nombreuses impasses, leurs maisons basses et sombres à base de matériaux locaux, leurs quasi-absence de places et d'espaces communautaires, Chinguetti et Wadâne ont une structure de vieux ksour densément blottis autour de leurs mosquées.
J3

Début de la randonnée chamelière, les dunes de l'Erg Warane

Chinguetti - Lagueïla La mise en route de notre caravane est un peu longue, comme pour toute caravane d'importance. Direction le Sud. Nous nous dirigeons vers la petite palmeraie de Lagueila, nichée entre deux cordons dunaires des M'ghalig (gros massifs de dunes). L'itinéraire décrit est donné à titre indicatif car il reste fonction des points d'eau, des pâturages, des conditions atmosphériques ou des jardins des sédentaires. Les étapes sont sujettes à divers facteurs d'influence : Importance de la saison des pluies ayant occasionné des inondations, vent de sable ou présence de campements près desquels il est impossible d'installer les bivouacs, etc. Lagueïla - M'Ghalig Warane Ensuite, plein ouest, nous poursuivons notre périple dans les dunes. Une végétation spécifique aux grands ergs se développe tel que l'Acacia raddiana, le Balanites aegyptiaca et l'Aristida pungens. Nous posons le bivouac sur un des puissants massifs de sable.
J4

Immersion dans les sables pour atteindre les roches de Kider

M'Ghalig Warane - Nord Kider Sur les traces de l'exode des Ida-ou-ali de Chinguetti, partis fonder Tidjikja à l'époque médiévale, la caravane franchit les hautes dunes de l'Erg Warane. Puits et pâturages permettent aux nomades d'arpenter ces immensités sablonneuses. Plein sud se profile bientôt le rebord du plateau de Kider ; nous nous déroutons légèrement pour revoir les peintures rupestres que nous avons découvertes lors d'un précédent voyage ; tessons de poteries et artefacts en silex confirment l'occupation des lieux au Néolithique. Nous traversons ensuite en direction du puits Amoum. Paysages et bivouac grandioses au nord de l'aklé, dunes molles et chaotiques, difficiles pour les chameaux, mais très belles. L'ombre des acacias, à proximité du puits est la bienvenue.
J7

De plateaux en plateaux, Kider Amoum Roueissat

Vers le sud, après la traversée de l'aklé, nous traversons la zone de tumuli qui domine le puits d'Amoum. Nous remontons ensuite l'oued Amoum, en direction du massif gréseux de Roueïssat. Nous cheminons entre de petits châteaux de grès, vestiges de l'érosion au fil des millions d'années. Cette zone, très peu fréquentée, nous a offert des traces de gazelles à chacun de nos passages. Après le pique nique sous quelques acacias, nous retrouvons les dunes qui envahissent peu à peu le plateau de Roueissat. Nous dormons sur le plateau avec, à l'horizon, l'erg Roueïssat, fleuve blond de dunes alignées.
J8

Marche dans les aklé de Roueissat

Massif de Roueissat - Erg Roueissat La végétation disparaît progressivement quand les dunes se font plus denses ; nous traversons en zigzagant, enchaînant les couloirs interdunaires, avec à l'horizon la barre noire et élevée du plateau de Tanemouj.
J9

Palmeraies, sources et puits proche de la cuvette d'Amjenjer

A la sortie des dunes, un petit relief abrite une source salée, attirant de nombreux oiseaux, sédentaires et migrateurs, et les traces du cortège de prédateurs. Nous consacrons un temps d'observation à la vie autour de ce point d'eau de surface, très rare au Sahara, puisqu'en général l'eau n'est accessible qu'avec une corde et une outre. Un bouchon de hautes dunes franchi, nous découvrons l'oued Echig, et son puits bienvenu. En route vers le pique nique au pied du plateau de Tenemouj, nous découvrons un ancien dépôt souterrain de marchandises, pour le sel essentiellement. Puis des hauteurs de cet immense plateau, la marche vers le bivouac va nous offrir de grands moments d'émotion au dessus des immenses zones ensablées. Le plateau est rigoureusement plat, et le regard se perd à l'horizon, impossible à évaluer en terme de distance. Il semble reculer devant nous, et le recours à la boussole est indispensable. Un passage, que l'on découvre au dernier moment, permet de rejoindre la plaine ; on domine le paysage loin vers le sud, et à nos pieds la vallée boisée d'Amjenjer cache quelque part nos chameaux et notre bivouac.
J10

Le village d'Aïn Safra

Amjenjer - Aïn Es Safra Après la traversée de la vallée d'Amjenjer et pour rejoindre notre pique nique en bordure d'une jolie mare nous coupons par le plateau, occupé par de jolies barkhanes orangées (dunes en croissant). Par l'oued ou le plateau nous rejoignons l'oasis improbable d'Aïn Sefra (« La source jaune »). Une poignée de cahutes semble avoir été jetée sur le plateau un jour de vent, contre lequel elles sont bien mal protégées. On ne découvre l'oued et le bouquet de palmiers qu'en arrivant vraiment au bord de la falaise qui domine l'oued. Nous remplissons nos bidons et outres, alors que tous les enfants ont quitté l'école pour venir voir ces drôles de nomades. Nous nous éloignons du village pour bivouaquer derrière un cordon de dunes.
J11

La vallée mystérieuse d'Aït Maoualine

Aïn Es Safra - Ait Maoualine Nous obliquons maintenant vers l'ouest et nous rejoignons la plaine quasi fermée d'Aït Maoualine ; les pâturages sont en général assez riche, mais le déboisement sauvage a fait des ravages. Personne ne viendra contrôler cette activité illégale aussi loin d'axes routiers. Les langues de sables descendent et remontent les contreforts qui encerclent cette cuvette. Les différentes essences arborées les plus communes sont les Acacias raddiana (Talha), Balanites aegyptiaca (Teichot), Boscia senegalensis (Eizine). Verdure, sable et roche composent un paysage riche et varié.
J12

L'univers minéral de l'étonnante palmeraie de Toudouchine

Ait Maoualine - Toudouchine Nous sillonnons le dédale des oueds plus ou moins ensablés de cette zone de plateaux très facturés. Aucune ligne droite n'est possible. Nous rejoignons un des puits de Toudouchine, point de ralliement des nomades et semi nomades de la région. Nous entrons au cœur du territoire des Oulad Sassi ; ils font partie de la confédération tribale des Ideichili, qui de tout temps ont joui d'une certaine autonomie par rapport aux tribus Hassan et à l'autorité émirale. Ils furent une source de contestation quasi permanente aux divers pouvoirs successifs. La pénétration française en Mauritanie fut un temps déstabilisée par la mort de X. Coppolani (chef de la mission de pacification en Mauritanie), tué à Tidjikja le 12 mai 1905 par une bande armée essentiellement constituée de gens de la tribu Ideichili. La palmeraie de Toudouchine el Kebir nous accueille à l'heure du pique nique ; nous y passerons également la nuit après un après midi de repos bien mérité.
J13

Les canyons et les gueltas de Sbaïa (le lion)

Toudouchine - Gueltas de Sbaïa Toujours entre oueds et plateaux, mais dans des paysages plus ouverts, nous entrons dans une belle faille tectonique, abritant arbres et gueltas de Sbaïa (« gueltas du lion ») ; ce nom fait référence à ce félin, que l'on pouvait encore rencontrer dans les années 30/40 du siècle précédent. Malgré une occupation humaine régulière, il nous arrive d'observer une faune très représentative des régions sahariennes. Le chacal doré (Canis aureus) est bien représenté ainsi que le fennec (Fennecus zerda) et le renard famélique (Vulpes rueppelli). Quelques hyènes tachetées (Crocuta crocuta) prélèvent de temps en temps des animaux (chèvres ou moutons) dans les troupeaux. Le ratel du Cap (Mellivora capensis) et le porc-épic (Hystrix cristata) sont aussi présents. Chez les félins, il nous a été possible d'observer des chats des sables (Felis margarita) et en automne 1998, un ou des gros félins non réellement identifiés, ont circulé dans tout l'arc de l'Adrâr. Il pourrait s'agir de guépards (Acinonyx jubatus), ou plus vraisemblablement de caracals. Leurs migrations ont été suivies grâce aux déprédations qu'ils commettaient sur les troupeaux d'ânes des campements. Il semble qu'ils auraient pisté les transhumances des nomades Ideï Boussat du Hodh en direction du nord de la Mauritanie.
J14

A pied toujours pour atteindre la belle vallée d'Abteïli

Gueltas de Sbaïa - Abteïli Une courte étape nous emmène au lac (lorsqu'il a plu) barré par des dunes, dans la zone d'épandage en aval d'Abteïli. De nombreux oiseaux inattendus sont alors observables (canards, échassiers, …). Les falaises mauves tranchent singulièrement avec le vert dense des palmiers dattiers. Le sable blanc ajoute à ce tableau une note de douceur. Les nomades Ideichili ont pour habitude de s'établir dans ces zones de l'Adrâr au plus fort de la saison sèche. Le printemps approchant, ils reprennent souvent leurs migrations en direction du sud-ouest, vers les pâturages de Bou Nagâ ou de Timassoumit, à la rencontre de la mousson africaine. Nous prenons notre temps pour rejoindre le bivouac, point de rendez-vous avec nos véhicules, au pied de jolies falaises.
Atar
J15

En voiture au travers l'Adrâr occidental pour rejoindre Atar

Abteïli - Atar Départ en 4x4 vers le nord. A la mi-journée, nous regagnons l'oued El Abiod, immense fracture collectant les eaux de vastes plateaux habituellement riches en pâturages. De nombreuses petites palmeraies bénéficient d'une eau abondante et peu profonde. Nous atteignons Atar en fin de journée. L'auberge au confort simple et agréable de notre correspondant nous accueille pour le repas du soir et la nuitée. La ville d'Atar fondée au XVIIème Siècle dans la plaine bordière (bâten) qui s'étale au nord de la grande falaise, est préservée du sable par sa situation géographique. C'est la ville la plus importante de la zone saharienne. Elle fut ville émirale par le passé, ville de garnison pour les Américains puis les Français et enfin chef-lieu de région.

Informations pratiques

L'inscription est considérée comme ferme et définitive après le versement d'un acompte de 30 % du prix total et l'acceptation des conditions particulières de vente.

Le solde doit être réglé au plus tard 45 jours avant la date de départ.

Consultez nos conditions particulières de vente pour le détail complet.

En cas d'annulation par le voyageur, les frais suivants sont retenus :

  • Plus de 60 jours avant le départ : 10 % du prix total (acompte retenu)
  • Entre 60 et 30 jours avant le départ : 50 % du prix total
  • Moins de 30 jours avant le départ : 100 % du prix total

Nous recommandons vivement la souscription d'une assurance annulation. Consultez nos conditions particulières de vente pour le détail complet.

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Questions fréquentes

Oui, ce voyage demande une excellente forme physique avec 5 à 8 heures de marche par jour dans les dunes et terrains difficiles. Il faut pouvoir maintenir ce rythme pendant plusieurs jours consécutifs.

La saison optimale s'étend de novembre à mars, évitant les fortes chaleurs estivales. Les températures sont plus clémentes et les conditions de marche meilleures.

Oui, ce circuit traverse le territoire des Ideïchili et autres tribus nomades. Les rencontres dépendent de leurs déplacements saisonniers mais sont fréquentes près des points d'eau.

L'itinéraire reste souple selon les conditions météo, la disponibilité des points d'eau, la présence de campements et l'état des pâturages. Cette flexibilité fait partie de l'authenticité du voyage.

Équipement de randonnée saharienne complet : chaussures de marche, vêtements adaptés au désert, sac de couchage, protection solaire renforcée et gourde personnelle sont indispensables.

Sylvain, Fondateur de Sawa Discovery
20ans d'expertise

Parlons de votre prochain voyage en Thaïlande

Fondateur de Sawa Discovery, basée à Chiang Mai

Découvrir la Thaïlande, ce n’est pas courir d’un temple à l’autre. C’est écouter, rencontrer, ressentir. Je serai à vos côtés pour vous la faire découvrir en douceur.

Sylvain

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