Bangkok et plaine centrale

La capitale tentaculaire, les ruines siamoises d'Ayutthaya sur leur île fluviale et les cascades d'Erawan à l'ouest : le cœur historique et fluvial de la Thaïlande.

Bangkok et la plaine centrale forment le cœur historique et économique du royaume. La capitale, que les Thaïs appellent Krung Thep, s'étend sur les deux rives du Chao Phraya, ce fleuve qui descend des montagnes du nord et structure toute la région. Notre agence est installée ici, et nous voyons chaque semaine des voyageurs hésiter sur le temps à accorder à Bangkok. Notre réponse tient en un constat : la ville mérite trois à quatre nuits, parce qu'elle se vit par couches successives, du Grand Palais et du Wat Pho à l'aube, jusqu'aux rooftops de Sukhumvit en soirée, en passant par les ruelles de Talat Noi et les échoppes de Yaowarat, le Chinatown thaï.

La plaine centrale, elle, est une zone alluviale plate, irriguée par le Chao Phraya, la Pa Sak et la Lopburi. C'est la rizière historique du pays, celle qui a nourri les royaumes successifs de Sukhothai, d'Ayutthaya puis de Bangkok. À une heure et demie au nord de la capitale, Ayutthaya occupe une île formée par la confluence de ces trois rivières. La ville fut rasée par les armées birmanes en 1767, et il reste aujourd'hui les fondations en brique et les chedis effondrés du Wat Mahathat, du Wat Phra Si Sanphet et du Wat Chaiwatthanaram, classés par l'UNESCO. Nous y envoyons nos voyageurs en train depuis la gare de Krung Thep Aphiwat, ou par la route avec une halte au marché flottant d'Ayothaya.

Vers l'ouest, la plaine se relève doucement vers les contreforts qui annoncent la frontière birmane. Kanchanaburi, à trois heures de route de Bangkok, s'est construite autour du pont de la rivière Kwaï et de la ligne ferroviaire bâtie par les prisonniers de guerre alliés en 1943. Le cimetière militaire et le musée du Death Railway donnent le contexte. Au-delà, la province s'ouvre sur les cascades en sept paliers d'Erawan, les grottes du Sai Yok, et les forêts du parc national de Sai Yok Yai où l'on peut dormir en radeau-bungalow sur la rivière. C'est l'échappée verte la plus accessible depuis la capitale.

Le climat est tropical de mousson, chaud toute l'année. De mars à mai, Bangkok atteint régulièrement 36 à 38°C avec un fort taux d'humidité, c'est la période la plus éprouvante. De mai à octobre, la mousson du sud-ouest apporte des averses orageuses, souvent en fin d'après-midi, qui peuvent inonder certaines rues basses de la capitale en septembre et octobre. De novembre à février, les températures redescendent autour de 28 à 32°C avec un air plus sec, c'est la saison où nous calons la majorité des séjours.

Sur le plan culinaire, la plaine centrale a façonné ce que la plupart des étrangers identifient comme la cuisine thaïe classique : pad thaï, tom yam goung, massaman de bœuf, somtam vert à la papaye. Mais c'est surtout dans les marchés de quartier que la ville se livre, par exemple à Or Tor Kor, à Klong Toei pour le marché de gros à 5h du matin, ou à Wang Lang sur la rive Thonburi. Bangkok reste aussi la grande scène culturelle du pays, avec le festival de Loy Krathong en novembre, quand des milliers de petites embarcations en feuille de bananier sont lâchées sur le Chao Phraya et les canaux.

Côté population, la région concentre près de quinze millions d'habitants dans l'agglomération de Bangkok, avec une diversité forte : Thaïs siamois, communauté sino-thaïe historique de Yaowarat, descendants des Môns à Pak Kret, mais aussi expatriés du Japon, d'Inde et du Moyen-Orient qui ont façonné les quartiers de Phrom Phong, de Phahurat ou de Nana. Cette densité urbaine, cette mémoire fluviale et la proximité immédiate de campagnes rizicoles font la singularité de la plaine centrale.

À découvrir

Grand Palais et Wat Pho à l'aube. Nous faisons entrer nos voyageurs dès 8h30 à l'ouverture, avant les groupes. Le Wat Pho abrite le Bouddha couché de 46 mètres recouvert de feuille d'or, et la première école de massage thaï traditionnel du pays.

Ruines d'Ayutthaya en vélo. L'ancienne capitale siamoise se parcourt à vélo sur l'île centrale, entre le Wat Mahathat et sa tête de Bouddha enserrée dans un ficus, et les chedis blancs du Wat Phra Si Sanphet. Comptez une journée pleine au départ de Bangkok.

Cascades d'Erawan et train du Kwaï. Sept paliers d'eau turquoise sur calcaire dans le parc national d'Erawan, puis trajet en train sur le viaduc de bois de Tham Krasae, suspendu au-dessus de la rivière. Deux jours au minimum depuis Bangkok.

Marché du matin à Talat Noi. Quartier sino-portugais en bord de Chao Phraya, où subsistent ateliers de mécanique, sanctuaires chinois centenaires et cafés installés dans d'anciens entrepôts. Une promenade de deux heures qui raconte le Bangkok d'avant les tours.

Marché ferroviaire de Maeklong. À 80 km au sud-ouest, les étals s'écartent huit fois par jour au passage du train qui frôle les paniers de poisson séché et de mangoustans. Souvent combiné avec le marché flottant d'Amphawa en fin de journée.

Quand y aller

La fenêtre la plus confortable s'étend de novembre à février : températures diurnes de 28 à 32°C, nuits autour de 22°C, faible humidité et ciel dégagé. C'est la saison idéale pour Bangkok, Ayutthaya et Kanchanaburi. De mars à mai, l'air devient lourd et la capitale dépasse régulièrement 36°C, avec des pics à 40°C en avril. Cette période coïncide avec Songkran, le nouvel an thaï mi-avril, qui se vit dans les rues à grands renforts d'eau, expérience que certains voyageurs adorent et que d'autres préfèrent éviter.

La saison des pluies s'installe de mai à octobre, avec un pic d'intensité en septembre et octobre où des cumuls de 300 mm par mois peuvent provoquer des inondations localisées dans Bangkok. Les averses sont généralement courtes et concentrées en fin d'après-midi, ce qui laisse les matinées praticables. À Kanchanaburi, la végétation est alors à son plus dense et les cascades d'Erawan coulent à plein débit, mais certaines pistes des parcs nationaux peuvent être fermées. Nous déconseillons globalement la première quinzaine d'octobre.

Conseils pratiques

Comptez cinq à six jours sur l'ensemble Bangkok et plaine centrale pour ne pas courir : trois nuits dans la capitale, une à Ayutthaya ou en lodge le long du Chao Phraya, deux à Kanchanaburi avec une nuit en radeau sur la rivière Kwaï. L'aéroport international de Suvarnabhumi est le point d'entrée naturel, à 30 minutes du centre de Bangkok par l'Airport Rail Link. Les distances internes sont courtes, mais le trafic de Bangkok impose de privilégier le métro aérien BTS et les bateaux du Chao Phraya Express Boat pour les déplacements en ville.

La région se combine facilement avec toutes les autres destinations du pays. La logique la plus courante consiste à commencer par Bangkok et la plaine centrale, puis à enchaîner sur le Nord et Chiang Mai par vol intérieur d'une heure quinze, avant de finir par les plages du Golfe de Thaïlande ou de la Côte d'Andaman. Pour les voyageurs déjà venus en Thaïlande, nous proposons une combinaison Bangkok plus Isan, le Nord-Est, moins fréquenté et plus rural. Le niveau de confort est élevé partout dans cette région, de la guesthouse familiale aux hôtels de design contemporain. Elle convient aux familles avec enfants, aux primo-visiteurs en Asie du Sud-Est, et aux amateurs d'histoire et de gastronomie urbaine.

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